Les métamorphoses d’avide....
Transmutation, transfiguration, épiphanie, alchimie...
Mon animalité s’empare de moi.
Ne me regarde pas ainsi. Parce ce que tu ne me reconnais pas? M’as-tu seulement jamais connue?
Certains serpents fascinent, hypnotisent leurs proies. Danger! Danger pour toi, si tu me regardes de trop près!
Je ne suis pas à toi.
Tu te perdrais à vouloir me posséder.
Non. Je suis à moi, je suis à lui. Même s’il ne devait jamais me revenir. Même s’il ne pouvait plus trouver ma trace.
J’appartiens à celui-là, aussi sauvage que je le suis, qui arpente l’infini depuis la nuit des temps, à celui qui courrait à mes côtés, dans les contrées froides et éloignées. Celui qui partageait mes chasses et mes jeux.
Celui dont la langue léchait mes plaies, celui dont les crocs se plantaient parfois doucement dans mon échine, lors de nos ébats.
Son regard s’est imprimé dans ma mémoire. Je le cherche depuis.
Et parce qu’il est là, quelquepart, parce que c’est pour bientôt, mon corps, déjà, se dérobe à moi.
Jouissance extrême.
Il arrive. Mon âme prisonnière d’un territoire qui n’est pas le mien voudrait bondir hors de mon corps de femme. Elle se libère.
Oui.
J’ai effectivement une faim de louve.
Par pitié, apaise moi...
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